Présentation

Fermer Informations complémentaires

Fermer Informations complémentaires sur le handicap

Fermer Informations concernant le site

Fermer Le Glossaire

Fermer Le Syndrome de Klinefelter

Nouveautés

Le site a changé d'hébergement
klinefelter.valentin-apac.org

Calendrier
Informations complémentaires sur le handicap - M.D.P.H

MAISON DEPARTEMENTALE DES PERSONNES HANDICAPEES

 

 

Les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) ont été créées par la loi Handicap du 11 février 2005.

Elles regroupent les attributions auparavant dévolues à la Commission départementale de l'éducation spéciale, à la COTOREP et au Sitre de la vie autonome.

Elle est le lieu unique où toute personne handicapée et sa famille doivent pouvoir être acceuillies, informées et accompagnées dans la démarche d'accès aux droits.

 

Sous la présidence de chaque Conseil général, les maisons départementales des personnes handicapées s'appuient sur la double tutelle Département / Etat.

 

Cette information présente les aides et différentes mesures auxquelles vous pouvez prétendre. L'ensemble de ces mesures - prestations financières, allocations, attribution de cartes, orientation vers les établissements d'accompagnement spécialisé ... - concernent les adultes, les enfants ou les jeunes handicapés. Elles couvrent un éventail large où la compensation du handicap se révèle nécessaire pour la vie sociale, la vie professionnelle ou les ressources financières.

 

TRAVAIL ET EMPLOI :

 

La Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH) officialise les difficultés rencontrées sur un poste de travail ou à l'égard d'un emploi. Elle est reconnue à "toute personne dont les possibilités d'obtenir ou de conserver un emploi sont effectivement réduites à la suite de l'altération d'une ou de plusieurs fonctions :  physique, sensorielle, mentale ou psychique".

Elle est attribuée par la Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH).

 

Le bénéficiaire n'a aucune obligation d'informer son employeur de cette qualité de travailleur handicapé.

Les entreprises de plus de 20 salariés, dans le secteur  privé ou public, ont l'obligation de compter 6% de personnes handicapées dans leurs effectifs.

Les bénéficiaires de la RQTH font partie de ce quota. La RQTH permet de bénéficier d'aides à l'emploi ou à l'embauche. Elle offre un accès direct aux formations spécialisées, ainsi qu'à l'apprentissage spécialisé. La RQTH peut être également atttibuée à un étudiant désirant travailler.

La notion de travailleur handicapé est indépendante de celle de salarié. Il peut s'agir d'un travailleur indépendant, exploitant agricole, professionnel libéral, gérant de société, etc.

 

Pour qui ?

Pour toute personne intéressée qui saisit elle-même la Maison départementale des personnes handicapées.

Après évaluation de la situation par l'équipe pluridisciplinaire, la décision revient à la Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées.

 

A - L'Orientation professionnelle :

Tout travailleur handicapé peut bénéficier d'une orientation et d'un reclassement professionnel, en milieu oridinaire, en milieu protégé ou vers une formation.

a ) Le travail en milieu ordinaire :

Cela concerne le "milieu normal de travail" (compatible avec les aptitudes de la personne), par opposition au "milieu protégé".

La Commission des droits et de l'autonomie (CDA) valide le fait que la personne peut ou non accéder à l'emploi en entreprise ou dans la fonction publique, y compris en entreprise adaptée (ex : atelier protégé).

L'orientation avec accompagnement par un organisme spécialisé donne un accès direct à l'emploi : soit des services de l'ANPE, soit du réseau CAP EMPLOI.

Le reclassement ou le maintien dans l'emploi permet d'éviter à la personne en situation de handicap de ne pas être licenciee pour inaptitude dans le secteur privé.

Lorsqu'un salarié est déclaré inapte, par le médecin du travail à occuper son poste, il peut alors bénéficier du dispositif dit du "maintien dans l'emploi".

 

b) Le travail en milieu protégé ou ESAT :

Un établissement ou service d'aide par le travail (ESAT ex CAT) est une institution médico - sociale qui met en oeuvre un soutien médico-social et éducatif et des activités à caractère professionnel. Il accueille des personnes dont les capacités de travail ne leur permettent pas de travailler, ni en entreprises, ni en entreprises adaptées.

L'orientation en ESAT vaut décision de RQTH.

 

c) L'orientation vers la formation :

La formation pour les personnes handicapées comporte deux grandes catégories d'actions et d'organismes :

La formation en centres spécialisés, tels que les CRP (Centres de rééducation professionnelle) qui proposent des actions de pré-orientation, de préformation et de formation professionnelle, avec le soutien d'une équipe médico-sociale.

La formation en centre ou organismes d'accompagnement à l'emploi  qui peuvent proposer bilans, évaluations et /ou formations qualifiantes ou pré-qualifiantes.

 

B- Le contrat de rééducation professionnelle en entreprise :

Il s'agit de la prise en charge par l'assurance maladie d'une partie des frais pour la reprise d'un emploi d'un travailleur handicapé, avec si nécessaire une formation dans l'entreprise.

Il concerne un salarié, un ex-salarié de l'entreprise, ou un demandeur d'emploi. Le projet de contrat est étudié par la CPAM en liaison avec la Maison départementale des personnes handicapées.

Si la CDA émet un avis positif, le contrat est cosigné par l'employeur, la CPAM et la Direction départementale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP) du lieu d'implantation de l'entreprise (et pour les entreprises relevant de la Mutualité sociale agricole (MSA), par le chef du service départemental de l'inspection du travail en milieu agricole).

Les frais pris en charge peuvent couvrir le salaire et les charges pendant une durée fixée lors de la négociation avec l'employeur.

 

La prime de reclassement :

Cette prime est destinée à faciliter le reclassement d'un travaillleur handicapé, à l'issue d'un stage de rééducation professionnelle.

 

Les conditions d'obtention :

 

  • bénéficier d'une RQTH,
  • avoir été admis à suivre un stage de rééducation, de réadaptation ou de formation professionnelle,
  • avoir été suivi intégralement dans des conditions jugées satisfaisantes par le directeur du centre (assiduité, travail personnel ...),
  • produire une attestation certifiant que la personne ne peut bénéficier d'une prime de même nature (ex :  prime AGEFIPH),
  • être de nationalité française ou résider depuis 3 ans en France à la date de l'admission en stage.

 

L'intéressé adresse une demande à la Maison départementale des personnes handicapées au plus tard dans le mois qui suit la fin de stage. Le montant de la prime dépend de la situation individuelle et de l'aide matérielle dont il a besoin en vue de la reprise d'une activité.

 

C- L'apprentissage :

Dès l'age de 16 ans, un travailleur handicapé peut être orienté vers une formation en apprentissage.

La formation peut être dispensée dans un centre d'apprentissage de droit commun ou spécialisé, s'il en existe dans la région.

La Commission des droits de l'autonomie peut repousser jusqu'à 26 ans, dans certain cas, l'âge maximum d'admission en apprentissage.

 

AIDES ET PRESTATIONS :

 

A - La Prestation de compensation du handicap (PCH) :

Cette nouvelle prestation compense les surcoûts liés au handicap. Elle n'est pas soumise à conditions de ressources et prend en compte l'ensemble des besoins de la personne handicapée.

Elle est destinée à remplacer l'Allocation compensatrice pour tierce personne (ACTP) et l'Allocation compensatrice pour frais professionnels (ACFP). Elle s'inscrit dans le plan personnalisé de compensation du handicap.

Les bénéficiaires actuels de l'ACTP et de l'ACFP peuvent choisir de conserver ces prestations ou d'opter pour la PCH.

 

Que peut-il financer ?

  • les aides humaines (hors aide ménagère),
  • les aides techniques,
  • les aménagements du logement et du véhicule ou des surcoûts de transport,
  • les charges spécifiques ou exceptionnelles (ex : réparation de fauteuil roulant),
  • l'entretien des aides animalières.

 

Pour qui ?

Pour toute personne :

  • présentant une difficulté absolue dans la réalisation d'une activité ou une difficulté grave dans la réalisation d'au moins deux activités (au sens médical : se lever, se nourrir, voir, parler, entendre ...). Elle doivent être définitives ou d'une durée prévisible d'au moins un an.
  • résidant de façon stable et régulière en France métropolitaine. La personne désirant cette prestation doit la demander à la maison départementale des personnes handicapées de sa résidence principale.
  • âgée de plus de 20 ans. Cependant, la PCH peut être accordée dès 16 ans si la personne handicapée ne remplit pas les conditions nécessaires pour bénéficier des allocations familiales.
  • âgée de moins de 60 ans (cette limite d'âge ne s'applique pas aux personnes reconnues handicapées avant 60 ans et ce, jusqu'à 75 ans, ni les anciens bénécificiaires de l'ACTP ayant opté pour la PCH).

 

Les modalités d'attribution :

La demande est à déposer auprès de la Maison départementale des personnes handicapées de son lieu de résidence principale.

Un plan de compensation personnaliés du handicap est établi après contact avec l'équipe pluridisciplinaire ; la Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) statue de la demande. Le conseil général verse au bénéficiaire la Prestation de compensation du handicap attribuée.

 

B- L'Allocation adultes handicapés (AAH) :

 

Qu'est-ce que l'AAH ?

L'AAH garantit aux personnes handicapées le minimum social qui leur est spécifique quant à son attribution et à son montant.

C'est une allocation subsidiaire : les avantages d'invalidité ou de vieillesse, au sens large du terme, doivent être sollicités en priorité par rapport à l'AAH.

L'Allocation adultes handicapées est perçue pour toute personne dont le taux d'incapacité permanente est égal ou supérieur à 80% et lorsqu'elle ne peut prétendre :

  • à un régime de la sécurité sociale,
  • à un régime de pension de retraite,
  • à une législation particulière,
  • à un avantage de vieillesse, ou d'invalidité, ou à une rente d'accident du travail, d'un montant au moins égal à la dite allocation.

Les personnes dont le taux d'incapacité permanente est compris entre 50% et 79% bénéficient aussi de cette allocation lorqu'elles n'ont pas occupé d'emploi depuis un an (à la date de la demande) et que la commission leur reconnaît avoir une restriction substantielle et durable pour l'accès à l'emploi.

 

Pour qui ?

Pour prétendre à l'AAH, le demandeur doit :

  • être âgé entre 20 et 60 ans,
  • résider en France métropolitaine.
  • disposer, le cas échéant, d'un des titre de séjour justifiant de la régularité du séjour en France pour les personnes de nationalité étrangère.
  • disposer de ressources ne dépassant pas un certain plafond défini en fonction de sa situation familiale.

Le droit à l'allocation est examiné pour chaque période de 12 mois, à partir du 1er juillet.

 

Comment obtenir la prestation ?

Les formulaires de demande peuvent être obtenus auprès des Maison départementale des personnes handicapées.

Dès la réception de la demande complète, la CDA fixe une durée d'attribution comprise entra un an (minimum) et 5 ans. Après acceptation par la CDA, la demande est transmise à la CAF ou à la MSA pour une vérification des conditions d'attribution et le versement de l'allocation.

Le premier versement a lieu le 1er jour du mois civil qui suit la date de dépôt de la demande à la Maison départementale des personnes handicapées.

 

NOUVEAU :

Au même titre qu'une RQTH, le bénéficiaire de l'AAH peut compter dans le quota des 6% imposé aux entreprise de plus de 20 salariés.

 

C - Le Complément de ressources (CPR) :

Il est destiné à favoriser l'autonomie des personnes handicapées qui ne peuvent travailler.

Ainsi, la garantie de ressources des personnes handicapées (GRPH) est composée de l'Allocation aux adultes handicapés (à 80%) et d'un complément de ressources. Elle est au moins égale à 80% du SMIC net.

 

Pour qui ?

La personnes intéressé doit :

  • bénéficier de l'AAH au taux plein ou en complément d'un avantage vieillesse ou d'invalidité ou d'une rente d'accident du travail,
  • vivre dans un logement indépendant,
  • n'avoir pas perçu de revenu tiré d'une activité professionnelle depuis un an,
  • avoir une capacité de travail inférieure à 5% (ce qui correspond à une incapacité quasiment absolue et peu susceptible d'évolution favorable dans le temps).

 

Les travailleurs en ESAT ne sont pas dans ce cas, ou bien ils doivent répondre aux situations suivantes :

  • être dans l'incapacité de travailler pendant au moins un an,
  • avoir subi des échecs répétés lors de leurs tentatives d'insertion ou de réinsertion professionnelle en milieu protégé,
  • avoir besoin de la mise en place de mesures de compensation ou d'aménagement très importantes pour occuper un emploi,
  • être lourdement handicapé et avoir fait l'objet d'un rejet de demande de Reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH).

 

D- La majoration pour la vie autonome (MVA) :

Elle comporte le versement de l'AAH pour les personnes qui :

  • disposent d'un logement indépendant pour lequel elles touchent une aide personnelle de logement,
  • perçoivent l'AAH au taux plein ou en complément d'un avantage vieillesse, d'invalidité ou d'une rente d'accident du travail,
  • n'ont pas de revenu d'activité.

La MVA n'est pas cumulable avec le Complément de ressources (CPR).

 

E- Les cartes :

La carte d'invalidité :

Elle est délivrée par la Commission des droits et de l'autonomie (et non plus par le préfet) à toute personne dont le taux d'incapacité permanente aà été fixé à au moins 80% ou qui a été classée en 3ème catégorie de pension d'invalidité.

Elle est attribuée sans limite d'âge à toute personne résidant en France métropolitaine. Cette carte peut être attribuée également aux personnes de nationalité française résidant à l'étranger.

Elle permet à son titulaire d'attester de sa situation de handicap et de bénéficier sur tout le territoire de certains avantages spécifiques dans le domaine du transport (ainsi que pour son accompagnateur).

 

Les mentions de la carte d'invalidité :

La mention "besoin d'accompagnement" prouve que la personne handicapée doit être accompagnée dans ses déplacements.

C'est le cas :

  • pour les enfants ouvrant droit au troisième, quatrième, cinquième et sixième compléments de l'AEEH,
  • pour les adultes qui bénéficient du module "aides humaines" de la prestation de compensation, qui perçoivent un régime de la sécurité sociale, une majoration pour avoir recours à l'assistance d'une tierce personne, ou l'Allocation personnalisée d'autonomie, ou encore de l'Allocation compensatrice pour tierce personne.

La mention "cécité" est précisée dès lors que la vision centrale de la personne handicapée est inférieur à 1/20ème de la normale.

 

La carte de priorité pour personne handicapée :

ATTENTION : Il ne faut pas confondre à la carte d'invalidité de couleur orange, et la carte "priorité pour personne handicapée" de couleur mauve. Celle-ci est délivrée aux personnes dont la taux d'incapacité est inférieur à 80%. Elle est décidée par la CDAPH et délivrée par la Maison départementale des personnes handicapées. Elle donne quelques avantages en matière de place assise dans les transports et des priorités dans les files d'attente.

 

Les avantages pour les titulaires d'une carte d'invalidité :

 - Dans les transports :

  • accès aux places réservées dans les transports en commun,
  • demi-tarif sur le billet SNCF pour la personne accompagnant le titulaire d'un carte d'invalidité,
  • réduction sous certains conditions auprès d'Air France et de la RATP par exemple.

Pour les titulaires d'une carte d'invalidité avec une ou des mentions "cécité", "station debout pénible", "tierce personne" ou "déplacements accompagnés" : gratuité sur le billet SNCF pour la personne accompagnant le titulaire de la carte d'invadité.

Avec la mention "cécité", l'autorisation d'accès dans tous les lieux publics, y compris dans ceux interdits aux animaux (sous peine d'amende).

- En matière de logement : priorité dans l'attribution des logements sociaux.

- Avantages fiscaux, sous conditions de ressources :

  • impôt sur le revenu :
    • abattement supplémentaire pour la fixation de revenu imposable,
    • attribution d'une 1/2 part supplémentaire, voire d'une part supplémentaire dans certains cas, pour le calcul de l'impôt sur le revenu.
  • dégrèvement sur la taxe d'habitation et, éventuellement sur la taxe foncière, sous certaines conditions,
  • exonération de redevance télévision (selon ressources).

- Insertion professionnelle :

Au même titre qu'une RQTH, le titulaire d'une carte d'invalidité peut compter dans le quota des 6% imposés aux entreprises de plus de 20 salariés comme dans la fonction publique.

 

La carte de stationnement pour personnes handicapées :

Cette carte est connue sous l'appellation "carte européenne de stationnement" (ex : macaron GIC), devenue la carte de stationnement pour personne handicapée. Elle concerne toute personne dont le handicap réduit de manière importante et durable sa capacité et son autonomie de déplacement à pied, ou qui impose qu'elle soit accompagnée par une tierce personne.

 

L'HEBERGEMENT :

Les personnes handicapées dont l'état nécessite un placement en établissement ou un accompagnement à la vie sociale peuvent êre accueillies dans des structures habilitées par le département.

 

A- Les foyers d'hébergement :

Ils accueillent les personnes handicapées qui travaillent en milieu ordinaire ou en milieu protégé.

 

B- Les foyers de vie :

Ils accueillent les personnes handicapées inaptes à travailler, mais capables d'activités occupationnelles ou de loisirs.

 

C- Les foyers médicalisés :

Ils accueillent des personnes handicapées inaptes à travailler et dont l'état nécessite l'assistance d'une tierce personne pour la plupart des actes essentiels de la vie quotidienne.

 

D- Les Maisons d'accueil spécialisé (MAS) :

Elles accueillent les personnes handicapées n'ayant pu acquérir un minimum d'autonomie et dont l'état nécessite une surveillance médicale continue.

 

E- L'accueil familial :

Sous certaines conditions, la personne handicapée peut être hébergée au domicile d'une famille agréée par le Conseil général, à titre onéreux. Le suivi médical est assuré pr le personnel médico-social du Département en liaison avec le médecin traitant.

 

F- Les Services d'accompagnement à la vie sociale (SAVS) :

Les SAVS s'adressent aux personnes handicapées qui sont en capacité de vivre à leur domicile mais qui ont besoin d'un accompagnement adapté à leur projet de vie (liens sociaux, scolaires, professionnels, démarches administratives...).

 

L'ENFANT HANDICAPE :

 

A- L'allocation d'éducation d'enfant handicapé (AEEH) :

C'est une prestation familiale destinée à compenser les frais supportés par toutes personne ayant à sa charge un enfant handicapé. Elle est décidée par la Commission des droits et de l'autonomie.

L'AEEH est versée par la CAF ou par tout autre organisme débiteur de prestations familiales. L'intéressé doit avoir la charge effective de l'enfant. Aucune condition de ressources n'est exigée. L'AEEH est fixée en fonction du taux d'incapacité de l'enfant.

 

Qu'est-ce que le taux d'incapacité ?

Il s'agit d'une indicateur que la CDA établit en fonction du diagnostic. Deux seuils sont importants le seuil de 50% et le seuil de 80%.

L'AEEH de base est destinée aux enfants ayant un taux d'incapacité d'au moins 80%.

Pour en bénéficier, les parents doivent en faire la demande à la Maison départementale des personnes handicapées.

L'AEEH de base est versée également aux enfants qui ont un taux d'incapacité compris entre 50% et 80% dès lors que l'enfant fréquente un établissement spécialisé ou que son état exige le recours à un dispositif adapté ou le recours à des soins spécifiques recommandées par la Commission.

 

Parent isolé :

La CAF verse automatiquement une majoration au parent isolé. L'allocataire n'a aucune démarche à effectuer.

 

Les modalités d'attribution :

La demande est déposée auprès de la Maison départementale des personnes handicapées.

L'équipe pluridisciplinaire et les parents se rencontrent pour établir un dialogue essentiel à l'évaluation du handicap de leur enfant. Ils abordent également les frais supportés par le famille. Ensuite, un plan de compensation lui est défini.

 

B- La scolarité des enfants handicapés :

Les modalités de la scolarité des enfants handicapés sont précisées dans son projet personnalisé de scolarisation (PPS) ou dans son projet d'accueil individualisé (PAI).

 

Le projet personnalisé de scolarisation (PPS) :

L'élaboration du PPS se fait à la demande :

  • des parents ou du représentant légal de l'élève handicapé mineur,
  • de l'élève handicapé majeur,
  • de l'élève handicapé majeur "reconnu" sous protection de statut "incapable majeur".

Dans certains cas, l'équipe éducative est à l'origine de la demande. Mais cette initiative nécessite l'accord formel du ou des parents.

Pour assurer à chaque élève un parcours de formation adapté, une évaluation de ses compétences, de ses besoins et des mesures à mettre en oeuvre est effectuée.

Elle est réalisée par l'équipe de la Maison départementale des personnes handicapées à partir d'éléments apportés par les personnels éducatifs et les parents.

Le PPS concerne également l'enseignement supérieur.

Le PPS détermine les modalités de déroulement de la scolarité. La commission veille à ce que celle-ci soit complétée par des actions pédagogiques, psychologiques, éducatives, sociales, médicales et paramédicales, voire par l'attribution d'une AEEH.

 

La validation du PPS :

Le demandeur reçoit le Projet personnalisé de scolarisation. Il dispose alors d'un délai de 15 jours pour formuler ses observations avant la prise de décision pour la Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH).

 

Le suivi du PPS :

Des équipes assurent le suivi de scolarisation et la mise en oeuvre du Projet de personnalisé de scolarisation avec toutes les personnes impliquées.

Un enseignant référent assure une relation constante avec les parents. Il est l'interlocuteur principal de toutes les parties du projet. Il favorise la continuité et la cohérence de la mise en oeuvre du PPS.

 

Le Projet d'accueil individualisé (PAI) :

Il est élaboré avec le concours du médecin de l'Education Nationale, à la demande ou en accord avec la famille, par le directeur de l'école ou le chef d'établissement, lorqu'il n'est pas nécessaire de recourir à une scolarisation adaptée.

Il précise les mesures particulières à prévoir du fait de la maladie de l'enfant (traitement, précautions ou gestes nécessaires).

 

C- La carte d'invalidité pour enfant handicapé :

L'enfant handicapé en bénéficie au même titre que l'adulte handicapé, avec les mêmes avantages.

 

D- Les prestations pour les étudiants :

Elles sont confiées aux universités et aux autres établissements d'enseignement supérieur qui les mettent en oeuvre (accueil, accessibilité, auxiliaires de vie universitaire, mesures complémentaires apportées par les associations). Ce sont donc les établissements qui sollicitent des prestations auprès des associations et conventionnent avec celles-ci.

Ce dispositif se traduit notamment par un protocole d'accord conclu, au niveau national, entre le ministèe de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, le ministère en charge de personnes handicapées et la CNSA, qui assurent une grande partie des financements.

Les Maisons départementales des personnes handicapées assurent pour leur part le financement "de droit commun" des étudiants handicapés, les aides techniques et les aides humaines aux geste de la vie quotidienne

 


 

LEXIQUE

 

AAH : Allocation adultes handicapés.

ACFP : Allocation compensatrice pour frais professionnels

ACTP : Allocation compensatice pour tierce personne

AEEH : Allocation d'éducation d'enfant handicapé

AGEFIPH : Association de gestion de fond pour l'insertion professionelle des personnes handicapées

CAF : Caisse d'allocations familiales

CCAS : Centre communal d'action sociale

CDPAH : Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées

CPAM : Caisse primaire d'assurance maladie

CRP : Centre de rééducation professionnelle

DDTEFP : Direction départementale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle.

ESAT : Etablissement et service d'aide par le travail

GRPH : Garantie de ressources des personnes handicapées

MAS : Maison d'accueil spécialisée

MDPH : Maison départementale des personnes handicapées

MSA : Mutualité sociale agricole

MVA : Majoration pour la vie autonome

PCH : Prestation de compensation du handicap

PAI : Projet d'accueil individualisé

PPS : Projet d'accueil de scolarisation

RQTH : Reconnaissance de la qualité de travaileur handicapé

SAVS : Service d'accomgnement à la vie scolaire

SMIC : Salaire minimum interprofessionnel de croissance.

 

 

 

 

 

 

 

 


Date de création : 08/03/2008 : 17:05
Dernière modification : 26/03/2015 : 09:56
Catégorie : Informations complémentaires sur le handicap
Page lue 5270 fois


Imprimer l'article Imprimer l'article

react.gifRéactions à cet article


Réaction n°3 

par marc le 08/03/2011 : 20:28

Bonjour,

Je voudrais savoir si le syndrôme de klinefelter est reconnu par la MDPH. 

Peut-on toucher une allocation ?  J'ai  une ablation d'un testicule gauche et je perd mes dents.


Se reconnecter
---

Votre nom (ou pseudo) :

Votre code secret


 Nombre de membres 121 membres


Connectés :

( personne )
Webmaster
Visites

   visiteurs

   visiteurs en ligne

^ Haut ^